Déprime ou dépression ?

depression

Il est toujours douloureux pour les parents de vivre son enfant déprimé et toutes les études montrent que s’occuper de l’enfant seul ne suffit pas. 

Vous aidez à prendre conscience et exprimer que vous souffrez d’autre chose que de votre enfant est une des clés pour aider votre jeune à sortir de sa dépression.

Avant tout la dépression chez l’enfant et chez l’adolescent resteune pathologie rare à ne pas confondre avec une déprime passagère due aux réorganisations et aux adaptations nécessaires à ces âges. Pour vous aider à y voir plus clair, trouver ci-dessous les critères diagnostiques d’une pathologie dépressive.


Critères d’un épisode dépressif majeur, DSM-IV chez l'adulte

A. Au moins cinq des symptômes suivants doivent avoir été présents pendant une même période 

d’une durée de deux semaines et avoir représenté un changement par rapport au 

fonctionnement antérieur ; au moins un des symptômes est soit (1) une humeur dépressive, 

soit  (2) une perte d’intérêt ou de plaisir.  

N.B. : Ne pas inclure des symptômes qui sont manifestement imputables à une affection médicale générale, à des idées délirantes ou à des hallucinations non congruentes à l’humeur. 


- (1) Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, presque tous les jours, 

signalée par le sujet (p. ex., pleure). N.B. : Éventuellement irritabilité chez l’enfant et 

l’adolescent. 

- (2) Diminution marquée de l’intérêt ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les 

activités, pratiquement toute la journée, presque tous les jours (signalée par le sujet 

ou observée par les autres). 

- (3) Perte ou gain de poids significatif en l’absence de régime (p. ex., modification du 

poids corporel en un mois excédant 5 %), ou diminution ou augmentation de l’appétit 

presque tous les jours. N.B. : Chez l’enfant, prendre en compte l’absence de 

l’augmentation de poids attendue. 

- (4) Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours.

- (5) Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours (constaté par les 

autres, non limité à un sentiment subjectif de fébrilité ou de ralentissement intérieur). 

- (6) Fatigue ou perte d’énergie presque tous les jours. 

- (7) Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (qui peut être délirante) presque tous les jours (pas seulement se faire grief ou se sentir coupable 

d’être malade).  

- (8) Diminution de l’aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres). 

- (9) Pensées de mort récurrentes (pas seulement une peur de mourir), idées suicidaires récurrentes sans plan précis ou tentative de suicide ou plan précis pour se suicider.


B. Les symptômes ne répondent pas aux critères d’épisode mixte. 

C. Les symptômes induisent une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants. 

D. Les symptômes ne sont pas imputables aux effets physiologiques directs d’une substance (p. ex., une substance donnant lieu à abus, un médicament) ou d’une affection médicale générale (p. ex., hypothyroïdie). 

E. Les symptômes ne sont pas mieux expliqués par un deuil, c’est-à-dire après la mort d’un être cher, les symptômes persistent pendant plus de deux mois ou s’accompagnent d’une altération marquée du fonctionnement, de préoccupations morbides, de dévalorisation, d’idées suicidaires, de symptômes psychotiques ou d’un ralentissement psychomoteur.

© Frank MANGIN 2018